Être trop gentil·le
Question de lexique

Être trop gentil·le

Est-ce que, en tant que personne trop gentille, on n'est en fin de compte pas mieux que ces gens qui partent de plus en plus bas et qui sont vils ?

Cette question m'a été posée sur le groupe des gentil·le·s (J'apprends à m'aimer), dans le cadre du live "Je suis trop gentil·le". J'y ai répondu dans le live, mais je tiens à y répondre également par écrit, pour que ce soit bien ancré.

Alors, qu'on se le dise : personne ne vaut réellement mieux que personne. On mérite mieux que certaines situations que l'on se crée et que l'on supporte (comme une relation toxique), mais on ne mérite au final pas mieux que la personne toxique, parce que dire ça reviendrait à affirmer que cette personne toxique vaut moins que d'autres. Or, on a tous notre valeur. Et aucune valeur n'est comparable. Voilà ma conviction.

Ensuite, pour répondre à cette question, je tiens à dire que les personnes trop gentilles ne valent pas mieux que les personnes viles, parce qu'elles sont différentes. Et encore... pas si différentes que ça !

Nous sommes tous humains, et l'autre point commun des "trop gentils" et des "trop méchants", c'est que les deux types de personne ont des blessures non guéries à surmonter. La différence réside dans la façon de se cacher ces blessures.

 Les trop gentil·le·s cachent leurs blessures profondes en faisant tout pour se faire aimer des autres (et en perdant donc leur personnalité).

 Les trop méchant·e·s cachent leurs blessures profondes en faisant tout pour affirmer leur personnalité (et donc se font mépriser des autres).

Je schématise très grossièrement. Dans notre Monde parfait, tout n'est pas noir et blanc. Il n'y a pas d'un côté les méchant·e·s et d'un côté les gentil·le·s. Chacun a de la lumière en soi, chacun a une part de sombre également. Les gentil·le·s peuvent être méchant·e·s, les méchant·e·s peuvent être gentil·le·s.

Donc, au final, personne ne vaut mieux que personne. Nous faisons juste du mieux que nous pouvons face aux blessures que nous traînons depuis notre enfance.

ÊTRE TROP GENTIL·LE

Définition :
Gentil·le = aimable, complaisant·e, plein·e de bons sentiments à l'égard d'autrui - chez l'enfant = sage, tranquille, se conduit bien... Donc, dans la gentillesse, il y a une notion de se comporter de manière à plaire à l'autre.

Être trop gentil·le = être TROP. On se concentre sur la partie excessive. Le problème n'est pas d'être gentil·le. Le problème est d'être dans l'excès. Comme pour tout excès, c'est mauvais.

Travail associé :
Comment arrêter d'être trop gentil·le, alors ?

Sache déjà que le fait d'être trop gentil·le cache chez toi un manque d'estime de toi : tu veux être aimé·e à tout prix, puisque tu ne t'accordes pas toi-même cet amour. En étant gentil·le avec tout le monde, tout le temps, tu peux également te rendre indispensable, et en devenant indispensable, tu contrôles ton entourage, pour qu'il soit aussi dépendant de toi que tu l'es de leur amour.

Le fait d'être trop gentil·le peut également cacher le fait que tu ne connais pas tes besoins, et que tu ne sais donc pas comment les combler.

Alors, concrètement, que faire pour arrêter d'être trop gentil·le ?

1. Voir un psy

2. Améliorer son estime de soi

3. Se faire plaisir (ça implique de connaître ce qui nous fait plaisir)

4. Apprendre à dire NON

5. Aider ceux qui en ont réellement besoin en rejoignant une association

A toi de jouer !

Découvre le live "Je suis trop gentil·le"

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