Savoir dire non sans fâcher l'autre
Inspiration Psycho

Savoir dire non sans fâcher l’autre

Cet article est un résumé du Facebook Live du mardi 9 janvier 2018 intitulé « Savoir dire non sans fâcher l’autre ». Tu y retrouveras tous les points abordés, mais de manière résumée, afin d’en garder une trace, à lire et relire.

1.    Pourquoi on a du mal à dire non ?

1/ A cause de nos peurs :

  • La peur d’entrer en conflit
  • La peur d’être jugé·e ou critiqué·e
  • La peur de passer pour un·e égoïste
  • La peur de déplaire, de décevoir ou de blesser
  • La peur de devoir se justifier ou s’excuser
  • La peur de culpabiliser
  • La peur d’être rejeté·e qui est liée à notre besoin d’être aimé·e et accepté·e
  • La peur de ne pas être à la hauteur

 

2/ A cause de nos croyances : issues principalement de notre éducation.

Ces croyances inculquées par nos parents, nos profs, nos patrons… :

  • Il faut faire plaisir aux autres… (et être toujours gentil·le !)
  • Il faut penser aux autres et leur donner ce qu’ils veulent…
  • Notre avis n’a pas d’importance ou ne compte pas…
  • C’est mal vu, et impoli, de dire non…

 

3/ A cause de notre manque d’estime et de confiance en soi :

  • On est persuadé·e de valoir moins que les autres
  • On a l’impression de ne pas être capable de dire non
  • On pense ne pas avoir le droit de refuser
  • On veut tout contrôler = être un super héros qui vient en aide à tout le monde et se rend donc indispensable

Du coup, l’autre, habitué à ce que l’on dise oui à tout, finit par ne plus nous respecter non plus parce qu’il ne sait plus si nous disons oui par envie ou par soumission. C’est un cercle vicieux.

 

2. Mais pourquoi est-ce si important de savoir dire non ?

1/ Dire toujours oui = s’oublier = dépression, burnout etc… (car coûteux en énergie)
Savoir dire non aux autres est une façon de se dire « oui » à soi pour éviter de sombrer.

2/ En n’exprimant pas ses propres besoins, ses envies et ses désirs, on n’agit pas en accord avec soi-même, et on perd notre valeur personnelle.
Dire non permet de faire grandir son estime de soi.

3/ Lorsque l’on veut plaire à tout le monde, tout le temps, on perd confiance en soi.
S’affirmer et oser dire non renforce la confiance en soi.

4/ Conserver des relations saines.
La peur de blesser est une difficulté fréquente dans les relations avec les proches. S’ils disent ce genre de chose pour faire craquer : »Quoi ! Tu ne vas pas me faire ça à moi ! », « Si tu m’aimais, tu ferais ça pour moi… », « Tu ne veux pas me faire plaisir ? », etc… c’est du chantage affectif. Il faut donc absolument renverser la balance et ne pas laisser l’autre prendre le dessus. Ceci est d’ailleurs particulièrement dangereux dans une relation amoureuse.

5/ Dire toujours oui nous mène à attendre un retour de la part des autres, et on est finalement déçu. Si on ne dit pas toujours oui, on n’attend plus rien de l’autre et on évite la déception.

 

3. Comment dire non ?

1/ Se connaître = plus facile de se respecter
Connaître : ses valeurs, ses besoins, son rythme de vie, ses goûts, ses désirs, ses priorités…

2/ Se raisonner = pourquoi est-il légitime de dire non dans telle ou telle situation ?
Exemple : on a un travail urgent à terminer, et on nous demande de l’aide ailleurs (besoin de discuter, besoin d’aide pour porter un meuble etc…).
On se demande : « Qu’est-ce qui est le plus important pour moi ? Qu’est-ce qu’il est impératif que je fasse ? »

3/ Noter par écrit tout ce à quoi l’on devrait dire non, pour s’entraîner et savoir dire non à l’avance = s’entraîner à voix haute en imaginant la situation et comme on se sent soulagé.

4/ Ne jamais argumenter son refus = l’argumentation amène l’autre à utiliser ce flou pour manipuler et renverser la situation.
Pour donner une explication à un proche (parfois, pas le choix), on tourne la phrase sur soi : « je ne me sens pas respecté·e », « j’ai l’impression que tu profites un peu de moi ».

5/ Dire que l’on souhaite réfléchir et ne pas donner sa réponse tout de suite. Une fois réfléchi, on dit non. Si on n’ose pas, on peut le faire par écrit. Ou on peut commencer en disant « j’ai peur de te vexer, mais je n’ai pas envie »…

6/ Lorsque la personne à qui l’on doit dire non est un inconnu : rester bref. « Non merci ». Pas de justification, pas d’excuses. S’en aller immédiatement. Ajouter par exemple « j’ai un copain » mènera l’inconnu à continuer de discuter.

7/ Un exercice :
► Qu’est-ce que je crains, exactement ?
► Quels sont les risques réels, si je dis non ?
► Qu’est-ce que ça me coûte, si je dis oui ?
► Qu’est-ce que ça m’apporte, si je dis non ?
► Qu’est-ce que je choisis ?

8/ Savoir revenir sur sa décision : ce n’est pas un aveu de faiblesse, mais une preuve que l’on a confiance en soi et que l’on est donc fiable puisque l’on sait se respecter :
« Je t’ai dit oui, mais en y songeant, je me rends compte que cela ne me convient pas »
« J’ai accepté ce dossier parce que j’ai du mal à dire non, mais je suis déjà débordé·e »

9/ Ne pas avoir peur de proposer une alternative si ça nous fait plaisir : « non ce weekend nous ne pouvons pas nous voir, mais si nous nous voyions mardi soir ? »

10/ Si l’autre insiste, se répéter jusqu’à épuisement de l’autre :
« Non merci »
« Je suis désolé·e mais c’est non ! »
« Je suis vraiment désolé·e de refuser, mais c’est réellement non ! »

 


En savoir plus

Retrouve la vidéo du Live sur YouTube :

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Elina
 

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