Que cache la peur ?
Inspiration Psycho

Que cache la peur ?

Tous les matins depuis plus d’une semaine, j’écris. J’écris ce qui me passe par la tête, sans audience (je m’écris à moi-même). Du coup, je n’ai aucun stress de savoir si ce que je dis est clair, si ça va bien être référencé, si le début va donner envie de lire etc…

Toutes ces contraintes que j’ai lorsque j’écris sur mon blog.

Pour tout te dire, j’ai commencé cet article en écrivant ceci :

Je peux te le dire… J’ai peur.
Je suis en pleine phase de lancement de mon site professionnel, et de mes offres de coaching, et… J’ai peur !
Pourquoi ça ne veut pas dire que je suis bonne à rien ?

Mais j’ai dû me creuser pour écrire ça, et ensuite j’avais du mal à enchaîner. Puis je me suis dit… Nan mais tu fais quoi là ? Le matin quand tu n’écris pour personne, tu es capable de disserter pendant des heures, ton écriture est fluide, tout s’inscrit comme par magie. Et là que tu dois écrire pour être lue, tu effectues un travail médiocre ? WTF ? (What the fuck?)

Alors STOP.

On arrête tout.

Et on recommence.

A partir d’aujourd’hui : JE M’ENGAGE à écrire sur mon blog comme j’écris sur mon journal du matin.

Je reste moi à 100%.

Bon, je ne te promets pas de ne faire aucun raté. Et je ne te promets pas non plus un travail de qualité à chaque fois. Mais au moins : ce sera moi.

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LA PEUR

Alors, pour en revenir à la peur… Je crois que j’ai trouvé deux situations dans lesquelles j’ai peur :

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1. La première : celle-ci, lorsque j’écris sur ce blog.

J’ai peur de « mal » faire, j’ai peur de n’attirer aucun lecteur, j’ai peur de dire des grosses bêtises, j’ai peur de Google… Mais je me rends compte aujourd’hui que j’ai encore plus peur de ne pas être moi. Et si je commence à sélectionner scrupuleusement mes mots, comment puis-je être totalement moi-même ? Je ne suis que le produit de ce que l’on m’a appris, le produit de ce que toutes les têtes bien-pensantes nous inculquent.

Sauf que… J’ai toujours détesté faire les choses de la manière dont on me les a apprises. J’aime mettre mon grain de sel. Et pourquoi devrais-je changer ça sur la scène publique ? Parce que tout le monde dit « oui mais le business c’est sérieux, tu vois, faut pas dépasser les bornes ». Sauf que : 1. je n’ai jamais été comme tout le monde ; 2. elles me saoulent moi tes bornes mon p’tit gars ! Les miennes sont beaucoup plus éloignées que ça. D’ailleurs, même pas sûr que j’aie des bornes… En tous cas si j’en ai, elles sont tellement loin loin loin que je ne les vois plus.

Alors à partir d’aujourd’hui : JE RESTE MOI. N’en déplaise aux coincés du bulbe. De toute façon, je n’aimerais pas attirer des lecteurs coincés, ils ne feraient pas honneur à qui je suis. Je préfère n’écrire que pour quelques personnes qui partagent mes valeurs (coucou toi qui es encore là).

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2. La deuxième : celle dont je voulais te parler à la base quand j’ai ouvert mon navigateur pour rédiger cet article.

J’ai peur de… sortir mon site pro, présenter mes offres, et que personne n’achète rien. J’ai tellement peur de ça que je me suis dit que ça pourrait être sympa d’offrir à l’un·e de mes lecteur·rice·s une place pour mon offre groupée. Ça permettrait de faire un· heureux·se, de me faire connaître en même temps, et d’être sure d’avoir au minimum un·e participant·e. Parce que j’adore la formule de groupe que je vais lancer. Je suis persuadée qu’elle aidera un grand nombre de personnes. Et je suis sûre que je vais m’éclater à la mettre en place. Surtout que c’est un concept assez inédit. Alors j’ai hâte de voir comment ça va fonctionner et à quel point nos cerveaux vont surchauffer.

Je serais donc capable de réaliser ce travail gratuitement. Parce que ça me botte vraiment. Et du coup, je me dis « allez je l’offre à quelqu’un ». Sauf qu’il faut quand même que je gagne ma vie, et ce n’est pas en faisant des cadeaux à peine mon entreprise démarrée que je vais y arriver. Aaaah l’argent… Enfin bon, comme dirait Lyvia (si tu ne connais pas Lyvia, découvre-la sur son site www.lyviacairo.com, elle déchire – elle s’adresse aux entrepreneurs, mais de gros bouts de ses messages sont applicables dans la vie de tous les jours – c’est une tuerie, j’te dis) ; bref, comme dirait Lyvia : (je paraphrase) si ce que tu as à offrir a de la valeur, alors il est légitime que tu réclames une valeur similaire en contrepartie. Cette contrepartie se trouve être de l’argent, c’est comme ça, c’est tout. Mais ce n’est justement que de l’argent. C’est une monnaie d’échange, ni plus ni moins. Bref, comme ce travail de groupe que je vais fournir à mes participants a une valeur immense à mes yeux (du fait de son côté inédit, de son côté très très utile, et de ma compétence pour le gérer), il est absolument indispensable que je demande une contrepartie. Je n’ai pas à me sentir coupable de demander de l’argent pour faire ce que j’aime. Parce que même si j’adore, ça a un intérêt énorme pour ma·mon (futur·e) client·e. Alors ne t’étonne pas si finalement je ne fais pas de cadeaux de cette ampleur tout de suite… Mais j’y viendrai. Parce que c’est quand même cool les cadeaux 🙂

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Alors voilà. Je voulais te dire une chose très importante…

Ce n’est pas parce qu’on a peur que l’on est incompétent.
Ce n’est pas parce qu’on a peur que l’on devrait modifier quelque chose ou reculer.
Ce n’est pas parce qu’on a peur que quelque chose cloche.

On a juste peur … parce que ça en vaut la peine.Si tu as peur, c'est que ça en vaut la peine

C’est du trac plutôt.

La peur n’est qu’un indicateur. Elle dit « vas-y continue, mais surveille tes arrières ».

Dans le cas du lancement de mon offre, voici comment je vais surveiller mes arrières : je vais tout mettre en place pour trouver des clients. Publicité, utiliser mon réseau, me montrer sous mon vrai visage (comme dans cet article)… Bref : je vais AGIR.

La peur est mon moteur.

Du coup, en écrivant cette petite phrase ci-dessus, j’ai fait une brève recherche sur Google qui m’a menée à cette citation bien sympa de Steven Spielberg (ça tombe bien il a réalisé l’un de mes films préférés – Jurassic Park) :

« La peur est mon moteur pour avancer et ne pas tomber »
– Steven Spielberg

Et toi, quel est ta peur en ce moment ? En quoi est-elle un moteur ?

Lâche-toi !

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4 Commentaires

  1. Bonjour Elina..
    Beau partage sur un sentiment qu’on rencontre tous… La peur 😱
    La peur du lendemain la peur de perdre un être cher la peur de l’échec etc…
    Ma peur actuelle est celle de perdre ma maman qui est bien malade…. J’ai cette peur déjà depuis avant sa maladie, depuis mes 11 ans, depuis que mon père est parti s’en est allé brutalement si jeune….. Ne doute pas de ton talent et lance toi. Tu as toutes les cartes en main 😉😘

    1. Merci pour ton partage. La peur de perdre un être cher n’est malheureusement pas une peur positive comme celles que j’énonce dans cet article. C’est une peur légitime. J’envoie plein de bisous à ta Maman ❤️ et je t’envoie toute ma force pour supporter cette épreuve.
      Merci pour tes encouragements 😘

  2. Hello Élina, comme je t’ai dis sur sur FB, je pense plus à une forme de trac, plutôt qu’une peur.
    Perso, pour moi, le ressenti est différent. Dans ma vie, j’ai eu le trac à l’école, le trac à un examen, etc… Longtemps j’ai pensé également, que c’était la peur jusqu’au jour où j’ai ressenti la peur et c’est un sentiment complètement différent.

    1. En effet, tu as bien raison (et je le dis que c’est du trac, mais juste une fois lol).
      Pour avoir connu la peur aussi, je sais que ça n’a rien à voir… La peur de perdre la vie par exemple, c’est horrible. Ça fait mal, très mal.
      La « peur » que j’éprouve en ce moment ne me fait pas (très) mal. Elle est juste un peu prenante.

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