Découverte folle

Et si on arrêtait d’infantiliser les femmes ?

J’étais en train de mater mes poils, en train de me dire qu’il faudrait que je m’épile, quand tout à coup, ça a fait tilt…

Nous, les femmes, nous sommes infantilisées.

Quel est le rapport avec mes poils ? Je vais te le dire…

Tout ce que l’on nous impose est dans le but de nous infantiliser. Je te donne quelques jolis exemples :

Les poils

On doit s’épiler, partout.

Ça ne te rappelle pas quelque chose ça… ?

Fillette de 8 ans et adulte - Les poils

C’est ça… avec l’épilation, on cherche à nous faire devenir une petite fille. Et je ne parle pas que de l’épilation du maillot. Je parle de l’épilation des aisselles, des jambes, des sourcils… de toutes sortes d’épilation.

Est-ce qu’on a imposé aux hommes ce même standard de beauté ?

Les protections hygiéniques

Tu vas me dire qu’on a besoin des protections hygiéniques. C’est vrai. On saigne tous les mois, si on ne veut pas se retrouver avec des vêtements tâchés de sang, il faut recourir aux protections périodiques…

… aux couches, tu veux dire ?

Oui, parce que les « serviettes hygiéniques » ne sont autres que des couches à mes yeux…

Moi, ça me fait penser à un bébé. On n’est pas capable de se retenir de faire pipi, alors hop on nous met une jolie couche.

Seulement, il existe une toute autre manière de gérer ses règles, et ça, on n’en parle très peu… Pour deux raisons :

  1. C’est quand même un sacré gagne-pain pour les fabricants de protections ;
  2. La femme deviendrait une adulte capable de gérer elle-même ses règles ? Naaan, trop dangereux…

Tu veux connaître ce système miraculeux qui nous permettrait d’être libres ?

C’est un système qui était très probablement utilisé depuis la nuit des temps… jusqu’à ce que l’homme se mette à réfléchir et souhaite nous faciliter la vie infantiliser.

Attention, tiens-toi bien… On est capable de se retenir. Comme pour le pipi en fait. Quand on est bébé on ne sait pas se retenir, puis en grandissant on apprend. Bah pour les règles c’est pareil. Quand on est ado et qu’on a ses règles pour la première fois, on ne sait pas se retenir, mais on pourrait apprendre très rapidement (si on ne nous flanquait pas illico une couche dans la culotte).

Le jugement

Tu as remarqué comme les femmes sont plus facilement jugées que les hommes ?

T’es soit une sainte, soit une salope. Impossible d’être entre deux.
Soit une mauvaise mère, soit une mère dévouée. Les pères, eux ? Ils sont juste pères.

On est très exigeant envers les femmes, on attend d’elles qu’elles se comportent bien. Qu’elles soient de gentilles filles. Et si elles ne sont pas parfaites, hop, on leur colle une étiquette pour bien leur foutre la honte. Un peu comme une punition quoi. « Au coin Mademoiselle, t’es pas sage. »

Le dénigrement de la féminité

Tu connais les caractéristiques propres à la féminité ? Entre autres, je te citerai celles-ci : la joie, l’expression de ses émotions, la vulnérabilité, la passivité…

Ça ne te rappelle rien ?

Enfant - émotions

Ces caractéristiques sont toutes attribuées aux enfants. Les enfant sont joyeux, expriment leurs émotions sans difficultés (colère, tristesse…), sont vulnérables (il faut les protéger) et passifs (les adultes décident et agissent pour eux).

Au lieu de dire que les enfants présentent de magnifiques qualités féminines, on dira plutôt que les femmes qui ne se contrôlent pas sont des enfants.

Sauf que… ces caractéristiques sont bel et bien celles de la féminité, et non celles de l’enfance.

Alors quand la femme grandit et conserve ces qualités, elle est immédiatement perçue comme une enfant.

« Tu pleures devant les autres ? La honte t’es vraiment immature… »
« T’es pas capable de te protéger toute seule ? Pauvre enfant. »

J’ai envie de dire STOP.

Non, pleurer devant les autres ne fait pas de toi quelqu’un de faible. C’est assumer le fait d’être capable d’exprimer tes émotions, justement, qui fait de toi une femme forte.

Mais la société a vraiment du mal à comprendre tout ça…

On commence par où ?

Alors, qu’est-ce qu’on fait pour remédier à ça ? On arrête de s’épiler, on se met au free flow instinct (méthode pour se « retenir » lors des règles), et on crie à qui veut l’entendre qu’on assume nos qualités de femmes ?

Non… bien évidemment pas.

En fait… je pense que l’on devrait commencer par faire ce que l’on veut, pour soi. Et pas pour plaire à la société qui souhaite nous infantiliser.

Commencer par comprendre la différence entre être une femme et être une enfant.

Commencer par (re)découvrir sa féminité, se réconcilier avec, et accepter le fait que l’on est différentes des hommes. Mais que ça ne signifie pas qu’on est plus faibles pour autant.

Commencer par revoir sa définition de la force et de la faiblesse, peut-être, tout simplement. La force n’est pas que physique, elle n’est pas que dans le pouvoir, elle n’est pas que dans l’action. La force et la faiblesse sont des notions très subjectives : elles dépendent d’un autre facteur. Tu peux être forte en maths et faible en littérature, à ton avis, ça fait de toi une élève forte ou faible ? Ni l’un ni l’autre. Ça fait de toi une élève, c’est tout.

Que penses-tu de tout ça ? As-tu d’autres exemples d’infantilisation de la femme ?

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Elina
 

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6 Commentaires

  1. « J’étais en train de mater mes poils » … Haha, je suis fan de cette introduction et de ton article Elina ! J’avais déjà entendu parler du flux libre instinctif (sans jamais avoir testé), mais pour ma part c’est le bonheur depuis que j’ai découvert la cup haha ^^

    1. Lol je suis nature jusqu’au bout 😁
      Comme toi, je suis passée à la cup il y a quelques années, j’allais tester le free flow instinct (ou flux instinctif libre, je ne me souvenais plus du nom français tiens lol), mais j’ai eu la flemme… alors je reste une assistée 😛 mais la cup libère tellement, comparé aux serviettes et tampons !

  2. « Les femmes et les enfants d’abord! »

    Cet article dit vrai et on ne s’en rend même pas compte!

    Comme mon fils de 5 ans qui refuse de jouer à la poupée car « c’est pour les filles ça! »
    ou ma fille de 10 ans qui veut mettre des robes même sous la tempête parce qu' »une fille c’est plus joli en robe! »
    Et pourtant je ne leur ai jamais inculqué ce genre de propos sexistes…

    Vive l’école et la société!

    1. C’est ça… la société (et donc l’école qui en fait pleinement partie) nous apprend dès la plus tendre enfance le sexisme. Et on nous dit qu’être une femme c’est mal… Quelle tristesse !

      A nous de porter fièrement notre féminité !

      Pour ta fille, du coup, si on suit ma logique, ce n’est pas choquant qu’elle préfère être en robe. Elle embrasse pleinement sa féminité, n’essaie pas de la restreindre 😉

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